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10% des oujdis disposent d’un diplôme supérieur

Tandrara : le patrimoine culturel au service du développement.
L’Association Racines et Solidarité, la population des localités de Tandrara et de Maâtarka, ainsi que les tribus de Bni Guil organiseront, du 9 au 11 septembre, le premier festival des hauts plateaux sous le thème : «Le patrimoine culturel et la production locale au service du développement». En choisissant comme thématique: «Le patrimoine culturel et la production locale au service du développement», l’Association Racines et Solidarité et ses partenaires entendent promouvoir la région du Dahra (les hauts plateaux marocains) à travers un ensemble d’actions couvrant différents secteurs de développement local. Ils ambitionnent aussi de consolider la solidarité sociale à travers l’interpellation des originaires de la région et les décideurs sur le plan régional et national pour qu’ils fassent sortir leur région de son enclavement. En parallèle des expositions sur les produits du terroir, les paysages naturels, les activités pastorales et la présentation des ovins de la race des Bni Guil seront tenues par les organismes et les institutions impliquées dans le développement local.

Nador : une ville au rythme d’un Festival Méditerranéen
Après le franc succès réalisé l’été dernier par la première édition du festival méditerranéen de Nador, l’Association provinciale du festival méditerranéen récidive et propose tout un programme d’animation culturelle et artistique pour mieux communiquer Nador au monde. « À travers le slogan « Nador à la rencontre du monde » nous ambitionnons de faire découvrir les potentialités artistiques de la province de Nador, exposer les multiples opportunités de développement dont regorge la région , animer notre ville à l’instar de ce qui se passe dans les autres villes du Royaume et du pourtour méditerranéen célèbres grâce au festivals qu’elles organisent mais aussi pour proposer un programme alléchant à nos visiteurs et aux habitants de notre ville » a déclaré à ALM Jamal Azraghid , vice président de l’association organisatrice du festival. Ce deuxième festival Med, propose un ensemble d’activités raccordant animation pour enfants aux grandes soirées musicales. En somme, le programme propose cinq activités différentes étalées sur cinq lieux : l’espace des expositions, l’espace de l’enfant, l’espace de la pratique sportive, l’espace des soirées artistiques et l’espace du boulevard artistique. Ainsi les petits auront droit à des jeux gonflables, concours de dessin, scénettes avec DJ et animation micro, compétitions distractives animées par des clowns. De leur coté les intellectuels et les passionnés des livres et des arts plastiques trouveront dans les tentes d’exposition tenues à cette occasion l’opportunité de discuter avec les auteurs et créateurs des œuvres d’art qu’ils auront à découvrir, s’acquérir ou à contempler.

Oujda ville attractive foncièrement
Le classement des meilleures villes attractives foncièrement sacre Oujda comme première ville attractive foncièrement dans la catégorie des grandes villes du Royaume. C’est ce que rapporte « la Vie économique » dans sa dernière livraison. Ces résultats s’expliquent par des prix relativement bas, avec un prix d’achat du mètre carré commençant à 1 800 dirhams contre une moyenne de 3 250 pour les autres villes de même catégorie. Oujda dispose aussi de deux services de cadastre permettant de couvrir en partie les besoins en termes d’acquisitions et d’enregistrement de foncier pour la ville. Au dernier rang, figure la ville de Tétouan qui compte des prix de l’immobilier parmi les plus chers du Maroc liés à une forte spéculation immobilière touristique. De manière générale, c’est le revers de la médaille pour les villes les plus compétitives : Casablanca, par exemple, reste la ville la plus chère du Maroc avec des prix pouvant dépasser les 20 000 dirhams/m2. Néanmoins, elle bénéficie naturellement du plus grand nombre de services de conservation et cadastre dans le pays. En tête de la catégorie des villes moyennes, Laâyoune qui tire son épingle du jeu en termes d’attractivité foncière. Elle bénéficie des prix les plus faibles de sa catégorie, avec des prix défiant toute concurrence à partir de 400 dirhams, contre une moyenne de plus de 2 200 dirhams pour la catégorie. Revers de la médaille également pour Mohammédia qui occupe la dernière place. Elle enregistre des prix très élevés pouvant atteindre jusqu'à 8 000 dirhams le mètre carré.

Enseignement : Oujda et Nador bien classés
La Vie économique vient de publier une étude sur la qualité de vie en éducation, une sorte d’étude comparative entre les résultats obtenus, le taux de scolarisation et d’encombrement ainsi que le taux de réussite au niveau des différents établissements scolaires répartis sur le territoire national. Une étude qui divise les villes marocaines en grandes villes (Casa, Rabat, Marrakech, Tanger, Fès..et Oujda) et en villes de moyenne taille (Khémisset, Mohammedia…. et Nador) En termes d’offre en éducation, la ville d’Oujda occupe la première place au classement des grandes tailles, en affichant des performances constantes sur tout le cursus éducatif. Au fait Oujda occupe la première place sur le pan national malgré des taux de scolarisation primaire, secondaire et universitaire moyens (98%, 91% et 78%), la ville enregistre un taux d’encombrement de 38 élèves par salle et pour ce qui est du taux de réussite au baccalauréat, la ville se positionne au dessus de la moyenne des grandes villes avec 47,3% de réussite. Seul bémol, le taux de scolarisation primaire (population de 6 à 11 ans) est l’un des plus faibles de ce classement (40e/51) et démontre qu’il est nécessaire d’agir à ce niveau. En ce qui concerne les villes de moyenne taille, Nador offre des résultats plutôt encourageants : taux d’encombrement des salles de classe de 38,1 élèves, taux de réussite au baccalauréat de 47,3 % contre une moyenne de 42,3% dans sa catégorie. Mais cela n’est pas sans cacher un net retard de scolarisation, que ce soit dans le secondaire (60% de la population) ou dans l’enseignement supérieur (52%).

TOUFIQ HEJIRA : LE LOGEMENT SOCIAL PERMETTRA DE RAMENER LE DEFICIT EN HABITAT A 400 000 UNITES...
C’est la ruée sur le logement social. On parle de conventions signées avec l'Etat portant sur la réalisation de 650 000 unités d'ici 10 ans. Qu’en est-il réellement ? S’agit-il de conventions signées ou de simples demandes ? Je note avec satisfaction l’engagement important des promoteurs immobiliers dans le logement social, qu’ils soient du secteur privé ou public. 228 conventions ont déjà été visées par les ministères de l’habitat et des finances pour la réalisation de plus de 668 000 logements. Ces chiffres restent quand même des intentions d’investissement déclarées par les promoteurs et dont la contenance peut changer selon les projets réellement construits. La donnée la plus importante, à mon sens, dans ces conventionnements est d’abord celle de l’engagement des petits et moyens promoteurs qui font que ce nouveau dispositif du logement social se voit réussir le challenge d’intégrer, pour la première fois, la petite et moyenne entreprise. Concrètement, aujourd’hui, combien de logements en chantier ? Il faut noter d’abord un chiffre important qui est de 113 200 logements sociaux autorisés à ce jour et ça c’est du concret. 77 500 de ces logements sont déjà en chantier. C’est un démarrage qui dépasse réellement nos prévisions et qui booste tout le secteur immobilier. Quelle est la part qui en revient au secteur privé ? 80% des projets mis en chantier concernent le secteur privé, et c’est l’occasion de le féliciter. C’est aussi bon signe car il faut noter que le Maroc a choisi volontairement de sortir de la stagnation en terme d’investissement et d’acquisition qu’a connue en 2009 le secteur immobilier (impacté indirectement par la crise mondiale) par le biais de la relance de l’habitat social. Et ça a marché, en atteste l’implication importante du secteur privé. Tout cela est bien beau, mais l’expérience précédente du logement social avait démontré une faiblesse de l’offre dans les petites villes... En effet, l’offre de logement à 200 000 DH, selon la formule antérieure, avait concerné principalement les grandes villes et particulièrement Casablanca, notamment en raison de la grande demande mais aussi en raison du seuil de production élevé exigé dans les conventions avec l’Etat et qui était de 3 500 logements (puis 2 500 logements par la suite) sur 5 ans, ce qui ne permettait qu’aux grands promoteurs de s’inscrire dans ce programme et sur de grandes assiettes foncières forcément disponibles dans les grands centres urbains. Avec l’abaissement du seuil et les incitations, qu’est-ce que ça donne aujourd’hui ? Les villes concernées aujourd’hui par les conventions, et grâce notamment à l’abaissement du seuil de production à 500 logements sociaux par an, sont quelques mois après le lancement de ce nouveau dispositif, au nombre de 77, allant de grandes villes à des moyennes et petites à travers tout le Royaume. A ce sujet, les représentations régionales et locales du ministère de l’habitat tiennent à l’attention du grand public des tableaux concernant les projets de logements sociaux mis en chantier dans leurs régions. Ces données sont affichées afin que les personnes intéressées par l’achat d’un logement social puissent en être informées. Autre tare liée aux anciens programmes de logements sociaux, celle du manque d’équipements publics. Ne craignez-vous pas que l’on se retrouve avec les mêmes travers ? Les reproches faits aux anciens programmes de logements sociaux sont nombreux mais la réalité est que ces programmes ont eu des impacts positifs indéniables, notamment en ce qui concerne l’accès à la propriété des ménages à revenu limité. La question des équipements publics est une question qui se pose de manière générale à nos villes et où l’effort de tous les départements ministériels est sollicité. Particulièrement pour les nouveaux programmes de logements sociaux une commission interministérielle se penche sur la programmation et la coordination afin de réaliser les équipements publics pour un habitat de qualité. Dans la même logique, un comité interministériel a été mis en place afin de lever les obstacles inhérents aux autorisations et autres difficultés concernant la promotion immobilière. Quel est le rôle de ce comité, qui fait quoi dedans et qui assume la responsabilité finale ? Vous n’êtes pas sans savoir que ce nouveau dispositif de logement social est hautement suivi par Sa Majesté qui en a été l’instigateur. À cet égard, les différents ministères concernés par chacune des étapes des projets de logements sociaux depuis le conventionnement jusqu’à la réalisation et la commercialisation travaillent à la réussite de ce programme. Et c’est dans ce cadre que des réunions ont eu lieu avec les professionnels qui ont demandé la création d’un comité de médiation chargé de recevoir les doléances concernant les projets de logements sociaux. Ce comité qui ne se substitue nullement aux parties concernées et aux procédures en vigueur a le rôle d’abord d’écoute et de médiation. Il est composé de représentants des ministères de l’intérieur, de l’habitat et des finances ainsi que de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers. Ce comité reçoit le premier lundi de chaque mois à partir de 11h, au ministère de l’habitat, les promoteurs immobiliers pour exposer leurs problématiques. Quels sont les obstacles que rencontrent ces promoteurs, de quoi se plaignent-ils exactement ? Vous savez, les problématiques sont complexes et différentes à chaque étape. Ça varie du foncier, au financement et bien sûr aux autorisations et dérogations. On voit fréquemment le ministère de l’intérieur ou celui des finances se positionner comme des acteurs publics en matière d’habitat. On dit que M. Hejira a été dessaisi du dossier ou du moins que certaines de ses prérogatives en la matière lui ont été retirées... C’est faux. Je le dis de prime abord pour que ce soit clair. Néanmoins, vous n’avez pas tort de poser cette question car elle permet de mettre la lumière sur un sujet qui a été évoqué plusieurs fois. Primo, le logement social et le programme VSB (villes sans bidonvilles) sont portés par le ministère de l’habitat. Secundo, ces programmes en étant portés par ce ministère, ne concernent pas exclusivement ce département. On l’a dit plus haut, les questions des équipements publics, des autorisations de construire, des conventionnements…, sont hautement transversales et nécessitent coordination des actions d’où implication des autres départements concernés. Et je pense que la réussite de tout projet est tributaire de la convergence des actions autour. Travailler ensemble ne veut nullement dire que quelqu’un a dessaisi l’autre de ses dossiers. En tout cas, ces deux programmes, logement social et Villes sans bidonvilles fonctionnent dans de bonnes conditions en étant des programmes transversaux qui interpellent beaucoup d’intervenants. Revenons à l’habitat social. Quel impact auront ces chantiers sur le secteur du BTP ? A-t-on une estimation de ce que fournit la production d’un logement comme travail et comme valeur ajoutée ? Les retombées attendues des projets de logements sociaux ne se limitent pas au seul secteur du BTP, elles touchent bien d’autres domaines. Mais pour rester dans le secteur, je vous livre un chiffre éloquent : les estimations faites sur la base de réalisation de 400 000 logements à l’horizon 2015 nous permettent de dire que ça créera 125 000 emplois directs supplémentaires pour un investissement de 80 milliards de DH. Par ailleurs, ce programme aura un impact certain sur la structuration et la professionnalisation du secteur du logement social. Il ne faut pas oublier non plus que le logement social représente 60% de la demande nationale. Donc quand on agit sur cette offre, on agit sur la régulation de tous les segments du marché immobilier et c’est un impact extrêmement important. Il était question qu’Al Omrane récupère 3 800 ha de chez les Domaines et qui iraient à des programmes mixtes comprenant les logements à 140 000 DH, ceux à 250?000 DH et ceux de moyen standing... Où en est-on ? Effectivement, la mobilisation de cette assiette foncière servirait à la réalisation des projets de ces différents types de logements à des proportions égales. Soit 1/3 pour le logement à faible valeur immobilière [NDLR : 140 000 DH], 1/3 pour le logement social et 1/3 pour le logement destiné à la classe moyenne. A ce titre Al Omrane a initié des projets de mixité sociale qui intègrent ces différents types soit en projets propres soit en partenariat avec le privé. Cette mobilisation se fait par étapes en fonction de l’apurement et des paiements et selon les conditions de la convention signée devant Sa Majesté en février 2009, dans le cadre d’une commission composée par les ministères des finances et de l’habitat, Al Omrane et la Fédération nationale des promoteurs immobilers. En parlant de logements de moyen standing, on parlait d’une formule pour permettre?l’émergence?d’une offre de logements à 800 000 DH. Depuis on n’a plus entendu parler de cela... Damane Sakane a été créé pour élargir la garantie de l’Etat, destinée prioritairement aux couches défavorisées à travers le Fogarim, aux logements destinés aux couches moyennes. Ces logements devant être d’une valeur de 800 000 DH. On a vu les banques s’engager dans ce produit et proposer à leurs clients des formules de crédits dans ce cadre. Néanmoins, cette question est toujours d’actualité, et nous sommes en train de concevoir, avec nos partenaires institutionnels et professionnels, une stratégie pour l’identification d’un ensemble de leviers pour développer et renforcer la production de logements de moyen standing et inciter l’investissement privé dans ce secteur. Et sur le plan réglementaire et organisationnel, à quoi faut-il s’attendre au cours des mois à venir ? Nous travaillons également sur d’autres chantiers aussi importants dont la création des observatoires régionaux de l’immobilier afin de fournir des informations fiables à l’investissement immobilier ainsi que dans les différents chantiers d’organisation du secteur à savoir les textes de loi dont celui sur la VEFA (actuellement un projet de refonte a été finalisé avec tous nos partenaires), le code de la construction, les économies d’énergie dans la construction…. Avec tous ces logements sociaux projetés le Maroc arrivera-t-il à résorber son déficit en la matière ? Je suis confiant, les différents projets mis en œuvre pour résorber le déficit en logement peuvent en attester, je cite, à titre d’exemple, le programme de résorption des bidonvilles du Grand Casablanca qui va permettre d’éponger une grande partie du déficit actuel en matière de relogement des ménages des bidonvilles dans cette région, et je pense qu’avec les autres projets entrant dans le cadre du programme VSB, nous allons pouvoir venir à bout de ce phénomène qui a sévi dans nos villes pendant longtemps. Quant aux différents chantiers du logement social lancés dans les différentes villes du Royaume, ils permettent de répondre à une large demande, notamment celle des ménages issus de la cohabitation. Avec la grande mobilisation de notre pays, je pense très raisonnablement que le déficit en logement estimé en 2010 à 608 000 ménages urbains qui n’habitent pas convenablement (il était de 1,24 million en 2000) peut être réduit à 400 000 en 2020. Dernière question, M. Hejira compte-t-il se présenter aux prochaines législatives ? Pourquoi pas ? Rien n’est impossible. Et seriez-vous candidat à la succession de Abbas El Fassi à la tête de l’Istiqlal ? Il faut savoir rester au service de son parti. Hakim Challot. La Vie éco

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